Séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques” / Søren Frank (Université de Copenhague) – 19 février 2026

Séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques” / Søren Frank (Université de Copenhague) – 19 février 2026

Organisateurs : Christian Bank Pedersen, Harri Veivo et Frédérique Harry
ERLIS / Université de Caen Normandie 

Lieu : MRSH, salle des Actes, Université de Caen Normandie 

Le séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques” aura le plaisir d’accueillir Søren Frank, professeur de littérature nordique à l’Université de Copenhague, lors de sa prochaine séance, le 19 février 2026.

Résumé de l’intervention : This lecture explores Johannes V. Jensen’s The Long Journey as an unintended genealogy of the Anthropocene, foregrounding its mythic structure, evolutionary poetics, and depictions of fire, migration, and catastrophe as literary prefigurations of planetary crisis and deep history.

Varmt velkommen !

Création d’une Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et lesreprésentations de l’Arctique

Création d’une Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et lesreprésentations de l’Arctique

Le conseil scientifique de l’UArctic a nommé le professeur Daniel Chartier, titulaire de la Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique [UArctic Chair on Images, Perceptions and Mediations of the Arctic] pour un mandat jusqu’au 31 décembre 2029.

L’UArctic dans le contexte circumpolaire

L’UArctic (University of the Arctic) a été fondée officiellement en 2001, à la suite d’une décision prise dans les années 1990 par le Conseil de l’Arctique, dans le prolongement du programme de développement durable (Sustainable Development Working Group, SDWG). Sa création s’inscrit dans la mise en œuvre concrète de la Stratégie de protection de l’environnement arctique (AEPS, 1991) et de la structuration du Conseil de l’Arctique en 1996. L’objectif était de doter l’espace circumpolaire d’une infrastructure académique permanente capable de renforcer l’éducation, la recherche et la formation des populations nordiques, en particulier dans les communautés autochtones.

Aujourd’hui, l’UArctic regroupe plus de 200 institutions membres (universités, collèges, instituts de recherche, organisations autochtones) dans les huit États arctiques et au-delà.

Elle entretient des liens institutionnels et programmatiques avec l’UNESCO, notamment dans les domaines de l’éducation pour le développement durable, de la science ouverte, de la préservation des patrimoines culturels immatériels et de la reconnaissance des savoirs autochtones comme connaissances légitimes. L’UArctic collabore régulièrement avec les cadres normatifs de l’UNESCO (notamment la Convention de 2003 sur le patrimoine immatériel et les programmes liés à la Décennie des langues autochtones), contribuant ainsi à inscrire les enjeux arctiques dans les grandes politiques internationales de la science, de la culture et de l’éducation.

Les Chaires UArctic

Les Chaires UArctic sont parmi les distinctions les plus prestigieuses du champ des études arctiques à l’échelle internationale. Elles sont attribuées à un nombre restreint de chercheurs et chercheuses reconnus pour l’excellence de leurs travaux, leur leadership scientifique et leur capacité à structurer durablement des réseaux de recherche circumpolaires. Leur attribution repose sur une évaluation internationale et sur la reconnaissance d’une contribution scientifique majeure aux connaissances sur l’Arctique, tant sur les plans théorique, méthodologique que sociétal.

Ces chaires confèrent à leurs titulaires un statut de référence dans leur domaine, en les plaçant au cœur des grandes dynamiques de coopération scientifique circumpolaire. Elles leur donnent un rôle stratégique dans l’orientation des priorités de recherche, la formation de la relève internationale et le dialogue entre sciences, politiques publiques et communautés autochtones. Être titulaire d’une Chaire UArctic signifie être reconnu comme une autorité internationaledans son champ, capable d’articuler recherche de pointe, diplomatie scientifique et circulation mondiale des savoirs sur l’Arctique.

La Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique

Le conseil scientifique de l’UArctic, à la recommandation du recteur de l’Université du Québec à Montréal, Stéphane Pallage, a nommé le professeur Daniel Chartier titulaire de la Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique pour un mandat jusqu’au 31 décembre 2029. Daniel Chartier est reconnu comme un chercheur de classe mondiale dans le domaine des représentations culturelles et sociales du Nord, de l’hiver et de l’Arctique. Depuis 2001, Daniel Chartier a participé à de nombreux projets de coopération avec des organisations autochtones et des organismes de recherche sur le Nord et l’Arctique, tant au Canada qu’à l’étranger. Ses travaux s’inscrivent dans une perspective multiculturelle et circumpolaire en collaboration avec les communautés, ce qui implique de respecter et de défendre le multilinguisme de l’Arctique et de construire des ponts entre le Nord et le reste du monde.

La Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique a pour objectif d’étudier, de manière comparative, multilingue, interdisciplinaire et collaborative, les différentes représentations culturelles et sociales de et sur l’Arctique. La chaire s’appuie sur l’infrastructure du Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, fondé en 2003 par le professeur Chartier, qui constitue une infrastructure de recherche, de diffusion, de publication, d’expertise et de coopération pour établir des contacts entre toutes les cultures arctiques (avec des projets de recherche financés passés et en cours impliquant le Canada, la Suède, le Danemark, la Norvège, la Finlande, les îles Féroé, l’Islande et le Groenland), ainsi qu’avec les communautés arctiques, y compris les organisations autochtones (Inuits, Innus, Groenlandais, Atikamekw, Sâmes).

https://nord.uqam.ca

Rekrytering av svensk lektor / Recruitment of a Swedish lecturer / Recrutement d’un lecteur de suédois

Rekrytering av svensk lektor / Recruitment of a Swedish lecturer / Recrutement d’un lecteur de suédois

Rekryteringen av en ny svensklektor är påbörjad. Annonsen hittar ni på SI:s hemsida Lediga svensklärartjänster i utlandet – Svenska institutet

Sista ansökningsdag är 9 mars.  

The recruitment of a new Swedish lecturer has begun. The announcement can be found on the Swedish Institute’s website under Lediga svensklärartjänster i utlandet – Svenska institutet .

The application deadline is 9 March

Le recrutement d’un nouveau lecteur de suédois a débuté. Vous pouvez trouver l’annonce sur le site web de l’Institut suédois : Lediga svensklärartjänster i utlandet – Svenska institutet .

La date limite de candidature est le 9 mars.

Conférence : Le livre estonien en exil au prisme des dons à la Bibliothèque nordique

Conférence : Le livre estonien en exil au prisme des dons à la Bibliothèque nordique

Mardi 17 février 2026 – 18h30

Salle de lecture de la Bibliothèque nordique
6, rue Valette – 75005 Paris

Entrée libre et gratuite

Par Antoine Chalvin (professeur en langues et littératures estoniennes et finnoises à l’Inalco) et Florence Chapuis (responsable du Pôle Développement des collections à la BULAC)

L’histoire et la circulation du livre estonien en exil au XXe siècle trouve un terrain d’étude aussi singulier que pertinent dans les dons d’ouvrages estoniens conservés depuis 1986 à la Bibliothèque nordique.

L’étude de ce fonds estonien, le plus important au sein de toutes les bibliothèques de l’enseignement supérieur français, met en lumière les réseaux intellectuels et éditoriaux de la diaspora estonienne, façonnés par les ruptures politiques du  XXe siècle, de l’indépendance de 1918 à celle de 1991, en passant par la Seconde Guerre mondiale et l’occupation soviétique.

Les collections données témoignent de la vivacité et de la résistance de la production éditoriale estonienne, tout comme d’un souci de transmission culturelle tant au sein des diasporas que pour le monde entier.

À travers cette conférence, on pourra donc interroger le rôle des bibliothèques comme lieux de sauvegarde de cultures déplacées et/ou menacées, tout en réfléchissant à la valeur patrimoniale et symbolique de ces dons d’ouvrages estoniens.

Cet évènement est organisé dans le cadre de l’année thématique Dons 2026 de la bibliothèque Sainte-Geneviève (BSG), et de la célébration des 500 ans du livre imprimé estonien Eesti Raamat 500.

La conférence sera suivie d’un verre de l’amitié.

Loeng teemal “Le livre estonien en exil au prisme des dons à la Bibliothèque nordique” (“Eesti raamat paguluses Põhjamaade Raamatukogu kogude prisma kaudu”).

Toimub 17. veebruaril Pariisis, Sainte-Geneviève’i raamatukogus, Põhjamaade Raamatukogu lugemissaalis (Bibliothèque nordique) ja seostub lisaks Eesti raamat 500 pidustustega ka veel Sainte-Geneviève’i raamatukogu selleaastase temaatikaga “Dons” (“Annetused”).

Lektorid:
Antoine Chalvin, eesti keele ja kirjanduse professor Riiklikus ida keelte ja kultuuride instituudis (INALCO)
Florence Chapuis, Keelte ja kultuuride ülikooliraamatukogu (BULAC) kollektsioonide arendamisosakonna juht

Loeng keskendub paguluses ilmunud eesti raamatute ajaloole ja levikule 20. sajandil, uurides 1986. aastal Pariisi Põhjamaade Raamatukogule annetatud eesti raamatute kogu. Tegu on Prantsusmaa ülikooliraamatukogude kõige rikkalikuma eesti raamatute kollektsiooniga, mille kaudu avaldub välismaal tegutsenud eesti kirjanike roll eesti kultuuripärandi levitamises, aga ka raamatukogude panus ohu alla sattunud kultuuride säilitamisel.

Séminaire Nordic Blue Humanities, Sorbonne Université / EPHE 2025-2026, séance double du vendredi 13 février

Séminaire Nordic Blue Humanities, Sorbonne Université / EPHE 2025-2026, séance double du vendredi 13 février

Lieu : EPHE, Maison des Sciences de L’Homme (FMSH), salle1 sous-sol, 54 Boulevard Raspail, 75006 Paris ou en ligne (lien Teams dans le programme ci-joint)

Nous avons le plaisir de vous annoncer une séance double de notre séminaire vendredi, avec un très beau programme :

Sea Foam – H.C. Andersen and the ever-changing Sea
Klaus Müller-Wille (Université de Zurich)

Les océans-mémoires : histoires nucléaires de la mer du Nord à l’océan Arctique
Thomas Beaufils (Université de Lille)

Welcome on board,
Sylvain Briens et Alessia Bauer

CFP: Vikings and Norse Myths in Post-Medieval Reception

CFP: Vikings and Norse Myths in Post-Medieval Reception

“Viking! There are few words whose radiance is as magical as this one. Barely uttered, it evokes a legendary aura and a body of imagery that is more or less conventional” (Régis Boyer, Le mythe viking dans les lettres françaises, 1986, p. 9). Reception studies regarding the Vikings is essential for an in-depth understanding not only of art, literature, and the media, but also of the historiography of the Viking Age, as it has been constructed since the nineteenth century. Initially shaped by nationalist and Romantic idealisations — particularly through the rediscovery and reinterpretation of the Icelandic sagas — the image of the Viking gradually consolidated into a set of powerful stereotypes, many of which continue to inform cultural production and even academic discourse today.

A similar process can be observed in the reception of Norse mythology. Since the so-called Nordic Renaissance inaugurated by the work of Paul-Henri Mallet in the mid-eighteenth century, Norse myths have become one of the central symbolic repertoires mobilised by Romantic artists and political thinkers to construct, negotiate, or contest national identities in contexts such as Germany, England, France, and the Scandinavian countries. During the twentieth century, Norse mythology increasingly intersected with what has been described as “Vikingmania”, acquiring a pronounced dimension of popular entertainment while retaining strong ideological and idealised connotations, particularly in North-American popular culture, as well as forms of social validation within contemporary movements of Nordic paganism. As Christopher Abram has noted, “Norse myths make up one of the world’s great mythologies, and their popularity shows no sign of diminishing in the twenty-first century” (Myths of the Pagan North, 2011).

This dossier aims to bring together studies on the post-medieval reception of Vikings and Norse myths in the Western world, from the late Middle Ages to the present. It welcomes contributions addressing their representation and reinterpretation in the arts (including theatre, opera, visual arts, and music), in literature, in academic research (archaeology, history, literary studies), and in popular and mass media such as comics, cinema, television, and digital culture. Contributors are invited to examine a wide range of written, visual, musical, architectural, and monumental sources.

Methodologically, the dossier is grounded in reception studies and related approaches such as Neomedievalism, the uses of the past, and the invention of tradition. Particular attention is given to how different recipients — artists, politicians, scholars, and diverse publics — have interpreted, appropriated, and repurposed figures and narratives associated with the Viking world and Norse mythology. Rather than treating myths and historical images as static survivals, the contributions should approach them in terms of dynamic cultural artefacts, shaped by the social, ideological, and belief systems of each historical context. In this sense, reception is understood as an active and historically situated process of appropriation, through which the past is continuously reimagined and resignified.

Editors: Dr. Susan Filoche-Rommé, Dr. Alberto Robles Delgado, Dr. Johnni Langer. Editing support: Reception Research Group (University of Alcalá).

Contributions should be sent in English, Spanish, French, Italian or Portuguese. Submissions must be sent no later than September 15, 2026, only through the website: https://periodicos.ufpb.br/index.php/scandia

Scandia Journal may also accept papers whose subject is not related to this dossier. In this case, the approved papers may be included in the free article section, and the deadline is the same. The free article section accepts papers regarding any area or field of Scandinavian Studies related to the Viking Age and Medieval Scandinavia.

Scandia Journal of Medieval Norse Studies (ISSN: 2595-9107, Qualis-Capes A4).

Contact and information: scandiajournalneve@gmail.com

Reception Research Group: https://reception.web.uah.es

Offre d’emploi : Maître ou maîtresse de langue norvégienne, Université de Caen Normandie (01/09/2026-31/08/2029) / Universitetet i Caen Normandie søker en norsk lektor (01/09/2026-31/08/2029)

Offre d’emploi : Maître ou maîtresse de langue norvégienne, Université de Caen Normandie (01/09/2026-31/08/2029) / Universitetet i Caen Normandie søker en norsk lektor (01/09/2026-31/08/2029)

À propos du poste

Vous souhaitez enseigner le norvégien en France? Nous recherchons un maître ou une maîtresse de langue norvégienne (ML) à l’Université de Caen Normandie du 01/09/2026 au 31/08/2029, avec renouvellement possible à l’issue du contrat (périodes plus courtes également possibles).

À propos de nous

L’Université de Caen Normandie compte plus de 33 000 étudiants. Le campus est situé au cœur de la ville de Caen, dans un cadre magnifique où l’on peut profiter à la fois de la vie urbaine, de la vie culturelle et de la nature. Caen est la plus grande ville de Normandie et le centre de nombreuses activités.

La faculté des langues compte environ 150 employés et entre 2 000 et 2 500 étudiants.

À propos du département d’Études nordiques

Le département d’Études nordiques de l’Université de Caen Normandie est le seul en France à proposer une formation complète dans toutes les langues nordiques (danois, finnois, islandais, norvégien et suédois), en DU, Licence, Master et Doctorat.

Le cursus comprend des cours de langues ainsi que des cours d’histoire, de littérature, de sciences du langage et de sciences sociales appliqués aux pays du Nord.

Notre équipe est composée de 17 enseignants et enseignants-chercheurs (2 professeur.e.s, 4 maîtres et maîtresses de conférences, 5 maîtres et maîtresses de langues, 1 enseignant contractuel, 5 enseignant.e.s vacataires). Nous accueillons environ 200 étudiants répartis entre tous ces niveaux.

Le département profite d’un environnement universitaire agréable et dynamique, et accueille des groupes de recherche d’envergure nationale et internationale. La ville est également très impliquée dans la coopération franco-nordique et organise chaque année en novembre le plus grand festival nordique d’Europe.

Pour plus d’informations sur l’institut, voir ici: https://ufr-lve.unicaen.fr/presentation/departements/departement-des-etudes-nordiques/

À propos du poste

En tant que maître ou maîtresse de langue de norvégien (ML), vous enseignerez environ 14 heures de cours de langue par semaine pendant 24 semaines, du niveau débutant au niveau avancé.

Des cours sur d’autres thèmes tels que la littérature, la culture et la société norvégiennes peuvent être proposés dans une certaine mesure si vous le souhaitez.

Le ou la ML est responsable de l’élaboration du contenu des cours de langue et des examens.

Au-delà de l’enseignement proprement dit, le ou la ML est également tenu.e d’effectuer certaines tâches administratives liées à l’enseignement.

Il ou elle est également encouragé.e à participer aux autres activités de notre département, comme les conférences, les séminaires, les manifestations culturelles et festives.

Parallèlement à l’enseignement, il est tout à fait possible de mener des recherches et de participer aux activités des groupes de recherche de la faculté.

Au quotidien, à l’université comme à l’extérieur, la connaissance du français est indispensable.

Salaire mensuel

Le salaire mensuel brut est de 2098,18 € (soit environ 1685 € net après impôts). Il correspond à 8 heures de cours par semaine et 192 heures sur l’année universitaire.

En plus du salaire de base, il y a souvent des heures supplémentaires (jusqu’à 100 heures par an selon les besoins), rémunérées 43,5 € brut de l’heure. Les heures supplémentaires sont payées une fois par an à la fin de l’été et peuvent augmenter sensiblement le salaire annuel total.

Répartition des semestres

  • Semestre d’automne : septembre-janvier
  • Semestre de printemps : janvier-avril

Les périodes d’examens ont lieu en décembre/janvier et avril/mai. Les périodes indiquées correspondent aux périodes d’enseignement, auxquelles peuvent s’ajouter parfois certaines sessions d’examens en dehors des périodes d’enseignement (cf. www.unicaen.fr/etudesnordiques).

Logement

Le ou la ML doit trouver lui-même son logement. Le marché locatif à Caen fonctionne bien et il est relativement facile de trouver un logement.

Exigences

  • Maîtrise du norvégien
  • Formation universitaire de base équivalente à au moins 300 crédits ECTS (master).
  • Connaissances en français

Il est souhaitable que vous ayez

  • Une expérience dans l’enseignement du norvégien deuxième langue ou langue étrangère, ou dans l’enseignement d’une autre langue étrangère.
  • Un intérêt pour la diffusion de la culture norvégienne à l’étranger

Qualités personnelles

  • Vous avez l’esprit d’équipe
  • Vous êtes ouvert(e) et responsable
  • Vous êtes capable de vous adapter

Contacts

Pour plus d’informations, veuillez contacter Frédérique Harry (frederique.harry@unicaen.fr) ou Rea Peltola (rea.peltola@unicaen.fr). Vous pouvez également contacter l’actuelle maîtresse de langue norvégienne, Liv Ingun Wiknes (liv-ingun.wiknes@unicaen.fr).

Les candidatures accompagnées d’un CV, des diplômes et des certificats doivent être envoyées à Frédérique Harry (frederique.harry@unicaen.fr) et Rea Peltola (rea.peltola@unicaen.fr) avant le 31 mars 2026.

Om stillingen

Bli med i Universitetet i Caen Normandie ! Vi søker engasjerte medarbeidere for et sterkt fagmiljø.

Har du interesse for å undervise i norsk i Frankrike ? Vi søker en norsklektor ved Universitet i Caen Normandie fra 01.09.2026 til 31.08.2029 med mulighet for forlengelse (kortere perioder er også mulig)

Om oss

Universitetet i Caen Normandie har over 33 000 studenter. Campusen ligger midt i byen Caen, i flotte omgivelser der du kan både nyte bylivet, kulturlivet og naturen. Caen er den største byen i Normandie og senteret for mange aktiviteter.

Språkfakultetet har ca. 150 ansatte og mellom 2000 og 2500 studenter.

Om instituttet

Det nordiske instituttet ved Universitetet i Caen Normandie er et unikt institutt i Frankrike der det tilbys undervisning i alle nordiske språk (dansk, norsk, svensk, finsk og islandsk) samt nordisk historie, litteratur, språkvitenskap og samfunnsfag, fra grunnkurs og bachelor til master-, og doktorgrad.

Instituttet har et sterkt og aktivt fagmiljø, med forskergrupper og prosjekter som samarbeider tett med relevante fagmiljøer nasjonalt og internasjonalt. Byen er også svært involvert i det fransk-nordiske samarbeidet, og huser den største Nordenfestivalen i Europa, hvert år i november.

Instituttet har ca. 200 studenter og 17 ansatte. Det finnes lektorer i alle nordiske språk to professorer, fire førsteamanuensis, en midlertidlig universitetslektor samt flere timelærere.

Mer informasjon om instituttet finner du her : https://ufr-lve.unicaen.fr/presentation/departements/departement-des-etudes-nordiques/

Om stillingen

Som norsklektor underviser du ca. 14 timer språktimer per uke i løpet av 24 undervisningsuker, fra nybegynnernivå til et avansert nivå.

Undervisning i andre emner som norsk litteratur, kultur og samfunnsliv kan tilbys i en viss utstrekning om ønskelig.

Norsklektoren er selv ansvarlig for utformingen av språkundervisningens innhold og eksaminasjon.

Utover selve undervisningen forventes lektoren også å utføre en del undervisningsrelatert administrasjon, delta i institusjonens øvrige aktiviteter som konferanser, seminarer, kulturarrangementer, julefest m. m. og gjerne bidra til dette ved for eksempel å invitere forskere og forfattere til universitetet.

Ved siden av undervisningen er det mulig å drive forskning og inngå i fakultetets forskningsgrupper.

I det daglige, på universitetet såvel som utenfor, er kunnskaper i fransk en nødvendighet.

Lønn

Bruttomånedslønn er på 2098.18 € (netto ca. 1685 € etter skatt). Grunnlønnen motsvarer 8 timer i uka, og 192 timer per undervisningsår.

Utover grunnlønnen er det ofte ekstratimer (muligens opp til 100 timer i året etter behov) som betales 43,5€ brutto per time. Lønnen for overtidstimene utbetales en gang årlig på sensommeren og kan betydelig øke den totale årslønnen.

Semesterinndeling

  • Høstsemesteret: september-januar
  • Vårsemesteret: januar-april

Eksamensperiodene ligger i desember/januar og april/mai. De angitte tidene er undervisningsperiodene, og utover disse kan det tilkomme en viss del omeksaminering utenfor undervisningsperiodene (Jf. www.unicaen.fr/etudesnordiques)

Bosted

Lektoren må selv ordne bosted. Leiemarkedet i Caen fungerer godt, og det er relativt enkelt å finne en bolig.

Kvalifikasjonskrav

  • norsk på morsmålsnivå
  • grunnleggende høgskole-/universitetsutdannelse tilsvarende minst 300 stp. (mastergrad).
  • kunnskaper i fransk

Det er ønskelig at du har

  • erfaring med undervisning av norsk som andrespråk eller fremmedspråk eller annen fremmedspråkundervisning.
  • interesse for å formidle norsk kultur i utlandet

Personlige egenskaper

  • Du har lett for å samarbeide
  • Du er åpen og ansvarlig
  • være tilpasningsdyktig

Kontakt

Nærmere opplysninger om stillingen får du ved å henvende deg til Frédérique Harry (frederique.harry@unicaen.fr) eller Rea Peltola (rea.peltola@unicaen.fr). Nåværende norsklektor Liv Ingun Wiknes kan også kontaktes (liv-ingun.wiknes@unicaen.fr).

Søknad med CV, vitnemål og attester sendes til Frederique Harry (frederique.harry@unicaen.fr) og Rea Peltola (rea.peltola@unicaen.fr) innen 31.03.2026.

Séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques, de l’âge viking à nos jours”, séance du 29 janvier 2026, Université de Caen Normandie

Séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques, de l’âge viking à nos jours”, séance du 29 janvier 2026, Université de Caen Normandie

Le 29 janvier 2026, le séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques, de l’âge viking à nos jours” a le plaisir d’accueillir à Caen Kristina Malmio (Université de Helsinki), Professeure de littérature nordique, pour une intervention sur “Unequal Ecologies – The Circulation of Genres and Texts Among The Nordic Countries” (résumé ci-dessous).

Varmt velkommen !

Organisateurs : Harri Veivo, Christian Bank Pedersen et Frédérique Harry

29 janvier 2026 ,17h30

Salle des Actes, MRSH, Université de Caen Normandie

Kristina Malmio, professor in Scandinavian literature, University of Helsinki

Unequal ecologies – the circulation of genres and texts among the Nordic countries

Résumé : Seen from abroad, the Nordic countries are perceived as strikingly similar to each other, characterized by the same kind of social structures, economic developments, and cultural values. They stand for democracy, social equality and human rights, welfare-state economics, and environmental protection. Less known and visible are the power structures and internal cultural dynamics within the region.

My presentation builds on an ongoing work with a Routledge Companion to Literary Genres in Nordic Literature. Being the editor in chief and a Finnish scholar, I have during the process, made some observations which question the supposed equality of the region. Taking our point of departure in literary genres, we have strived to include all parts of the region. I will describe the project and ponder upon the fact that despite our very earnest attempts, it has been difficult to include literature from the “margins” of Nordic literature. This is especially striking for Finnish literature, and visible even in earlier Nordic literatures.

As we have learned from many studies on world literature, the power relations in literature follow the geographical, military and economical ones. This, I think, goes also for the Nordic region, the different parts of it are “one, and unequal” (Moretti 2000, 56). Currently in literary research, there is a strong need to decolonialize also Nordic literature – a proper awareness and inclusion of the minority literatures of the region is necessary. However, we need also study the internal power structures between the national literatures of the region.

AAC: [Ant]arctique en objets : fabrique de l’imaginaire du voyage vers les pôles

AAC: [Ant]arctique en objets : fabrique de l’imaginaire du voyage vers les pôles

COLLOQUE INTERDISCIPLINAIRE — les mardi 5 et mercredi 6 mai 2026 à l’Université du Québec à Montréal

DATE LIMITE D’ENVOI DES PROPOSITIONS — le lundi 09 février 2026

L’appel est ouvert aux chercheur·euses, créateur·ices, collectionneur·euses, conservateur·ices, et éditeur·ices. Ce colloque se veut interdisciplinaire et ouvert aux intervenant·es de tous horizons disciplinaires et de toutes pratiques.

PRÉSENTATION

Si l’imaginaire des pôles a fait l’objet de nombreuses études, il a rarement été interrogé à partir des objets et images qui matérialisent l’imaginaire du voyage vers l’Arctique et de l’Antarctique. Témoins de l’histoire mais aussi d’enjeux d’actualité, ils cristallisent la volonté de savoir comme le désir d’évasion, constituant ainsi des preuves irréfutables de l’attractivité culturelle des pôles.

Dans une perspective diachronique, qui part du 19ème siècle et s’étend jusqu’à nos jours, ce colloque propose d’organiser la réflexion autour du rapport triangulaire entre voyages, artefacts et environnement polaire. Nous nous intéresserons autant aux objets du voyage qu’aux voyages des objets, aux expériences des voyageur·euses allochtones et occidentaux·ales comme à ceux des autochtones. D’un côté, en raison de son environnement exigeant, le voyage vers les pôles est conditionné par le développement de certains objets et technologies (cartes, vêtements, boîtes de conserve, protection solaire, etc.) qui le rendent possible, vivable, voire confortable. De l’autre, certains objets agissent sur place comme des médiateurs entre le·a voyageur·euse et l’environnement polaire. Conservés après le voyage, les objets réalisés, prélevés ou collectionnés par les voyageur·euses sont parfois diffusés à leur retour dans des cercles privés ou publics. Ils permettent de transmettre ces souvenirs à d’autres et de diffuser le désir de voyage vers les pôles dans la société. Ces objets sont d’ordre très divers : objets d’art autochtone, carnets de voyage, albums de photographies officiels ou personnels, scrapbooks, photographies commerciales, cartes postales, guides de voyages, timbres, fourrures, souvenirs populaires et autres artefacts de voyage comme les tickets de transports, menus, serviettes de table, lettres etc. Au 19ème siècle, dans le sillage des explorateur·ices polaires, des spectacles occidentaux en tout genre contribuent également à construire ces imaginaires (panoramas, dioramas et lanternes magiques ou encore reconstitutions de « villages indigènes », inuits ou sâmes, dans les jardins zoologiques, cirques et expositions internationales). Aujourd’hui, les pôles n’ont rien perdu de leur magnétisme. Deux grandes formes de voyage subsistent : d’une part, le voyage concret, de l’exploration géographique au tourisme en passant par l’occupation militaire et l’expédition scientifique. D’autre part, le voyage par la pensée et les songes : suscité par les souvenirs, images et objets qui circulent dans les sphères intimes et publiques.

Ces dernières années, quelques expositions ont mis en avant la culture visuelle et matérielle du voyage vers les pôles, valorisant également les œuvres d’artistes qui s’approprient ce thème (voir la bibliographie indicative). Dans le sillage de ces événements, qui témoignent de l’intérêt actuel pour la dimension matérielle de l’histoire, ce colloque entend croiser recherche scientifique et pratiques artistiques pour analyser et interpréter les objets quotidiens qui véhiculent les imaginaires du voyage vers l’Arctique et l’Antarctique, du 19ème siècle à nos jours. Nous interrogerons les matérialités, usages, pratiques sociales, émotions et pensées que ces objets suscitent, leurs appropriations et circulations à l’échelle locale et globale, ainsi que les dynamiques de pouvoir qu’ils génèrent. Ce faisant, nous porterons une attention particulière aux pratiques artistiques qui, en s’appropriant ces artefacts, participent à la complexification de ces représentations. Enfin, nous nous interrogerons sur la manière dont ces objets du quotidien deviennent source de compréhension historique : à la fois miroirs d’une époque et reflets des mentalités, ils témoignent d’une démocratisation des imaginaires polaires, agissant comme les capsules spatio-temporelles des sociétés, entre souvenirs personnels et imaginaire collectif.

Dans une visée interdisciplinaire, à travers la recherche et la recherche-création, nous interrogerons les rapports de classe, de race et de genre ainsi que la relation à la nature et au non-humain (animaux, végétaux, roches, glaces, phénomènes météorologiques, paysages, etc.) que ces artefacts contribuent à mettre en tension. Nous analyserons également les images et idéologies qu’ils véhiculent et renforcent. De même, nous prendrons en considération les enjeux actuels soulevés par les études sur le climat, notamment la fonte des glaces et les injustices environnementales. Les pôles ayant souvent été pensés de l’extérieur, nous aborderons les cultures visuelles et matérielles allochtones mais aussi autochtones – ces dernières tendant à être stéréotypées, appropriées ou invisibilisées. Nous questionnerons enfin l’héritage laissé par le pouvoir colonial et la persistance de ses effets sur les populations et les écosystèmes polaires.

Les régions polaires dont il est question ici concernent les zones circumpolaires arctiques, subarctiques, antarctiques et subantarctiques, caractérisées par leurs climats froids. Ces espaces « se décline[nt] en des imaginaires différenciés — le “Nord”, la Scandinavie, le Groenland, l’Arctique, les pôles, voire l’hiver » (Chartier, 2018). Il s’agira ainsi de penser les complexités interculturelles, interdisciplinaires et transnationales du voyage circumpolaire en envisageant ces espaces comme des territoires à part entière plutôt que comme des périphéries nationales dispersées.

Ce colloque est organisé par le Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique à l’Université du Québec à Montréal, en collaboration avec le Laboratoire CNRS de l’Information visuelle et textuelle en histoire de l’art, nouveaux corpus, terrains, outils (InVisu) à l’Institut national d’histoire de l’art, le Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (le C.R.I.T.) à l’Université Marie et Louis Pasteur, le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (le CRILCQ) et la Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique. Il se veut une première réflexion collective sur les artefacts de l’imaginaire des voyages vers les pôles ; une deuxième édition est envisagée en France au courant de l’année 2027.

LISTE NON EXHAUSTIVE DES AXES POSSIBLES POUR LES INTERVENTIONS

MATÉRIALITES, CIRCULATIONS ET MÉDIATIONS DES OBJETS ET IMAGES

• Usages, fabrications, diffusion des objets

• Conservation : archivages, collections, expositions

• Circulations entre les sphères personnelles et publiques

REPRÉSENTATIONS ET DYNAMIQUES DE POUVOIR

• Récits et idéologies véhiculés par ces objets et images

• Rapports de classe, de genre, de race et de pouvoir dans la construction de l’imaginaire polaire

• Uniformisation de l’imaginaire : construction et fixation des stéréotypes géographiques et nationaux, multiplication des représentations, reproductions

• Regards allochtones et réappropriations autochtones face aux héritages coloniaux et évolutions de l’imaginaire

MÉMOIRES, CRÉATIONS ET RÉAPPROPRIATIONS

• Transmission d’un imaginaire : émotions, interprétations, transferts, traductions

• Ouverture aux démarches de recherche-création, de muséalisation et de relecture contemporaine

INFORMATIONS PRATIQUES

Les interventions, d’une durée de 20 minutes, pourront prendre la forme d’une communication ou d’une conférence-performance de recherche-création.

Les propositions de communication sont attendues d’ici le lundi 9 février 2026 à l’adresse courriel imaginairedunord@uqam.ca et devront comprendre les informations suivantes :  

► nom/prénom (et affiliation institutionnelle le cas échéant)

► titre provisoire de l’intervention

► proposition de l’intervention (300 mots maximum)

► courte biobibliographie (150 mots maximum)

Les auteur·ices des propositions retenues seront avisé·es mi-février. Les frais de déplacement et de séjour devront être pris en charge par les participant·es.

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

Baglo, C. (2015). Reconstruction as Trope of Cultural Display. Rethinking the Role of “Living Exhibitions”. Nordisk Museologi, (2), 49‑49.

Baglo, C., (dir.) (2025). Trader of Traditions. Johan Adrian Jacobsen as Collector of People and Things. Scandinavian University Press.

Blum, H. (2019). The News at the Ends of the Earth. The Print Culture of Polar Exploration. Duke University Press.

Borm, J. et Chartier, D. (dir.) (2018). Le froid. Adaptation, production, effets, représentations. Presses de l’Université du Québec.

Caillet A. et Léonard E. (2022). Comme un corps étranger dans le Haut-Arctique. L’artiste embarquée dans une expédition militaire. In Bischoff L, Méaux D. et Moussa S. (2022). Le Voyage entre science, art et littérature. La Revue des lettres modernes, (7),255-264.

Cao, M. (2025). Painting US Empire. Nineteenth Century Art and Its Legacies. The University of Chicago Press.

Caraion M. (2020). Comment la littérature pense les objets. Théorie littéraire de la culture matérielle. Champ Vallon.

Chartier, D. (2018). Qu’est-ce que l’imaginaire du Nord ? Principes éthiques. Arctic Arts Summit, Imaginaire Nord, Isberg.

Chartier, D., (dir.). (2008). Le(s) Nord(s) imaginaires(s). Imaginaire Nord.

Cheetham, M. A. (2024). Monumental Ephemera: British Sculpture in the Arctic, Icebergs in London, an Inuit Map. Art History, 47(2), 372-397.

Forel, M.-B. et Sans-Jofre P. (2025). Grands froids. Mémoires des pôles. Muséum national d’Histoire naturelle.   

Gapp, I. (2024). A Circumpolar Landscape. Art and Environment in Scandinavia and North America, 1890-1930. Lund Humphries.

INHA (2023-2025). L’expérience des images. Séminaire Laboratoire InVisu et INHA.

Langford, M. (2021). Suspended Conversations. The Afterlife of Memory in Photographic Albums (second edition). McGill-Queen’s University Press.

Pickman, S. (2022). The Right Stuff: Material Culture, Comfort, and the Making of Explorers, 1820-1940. Thèse de doctorat, Yale University.

Pickman, S. (2022). “Warranted Not to Waste its Sweetness on the Desert Air”: Canned Meat, Expeditions, and Consumer Culture in the Long Nineteenth Century, Digital Materialities Webinar, Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones (LARCA), Université Paris Cité. En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=-YdSSqCiEh8

Pomereu, J. et McCahey, D. (2022). Antarctica: A History in 100 Objects. Bloomsbury Publishing.

Roberts, J. L. (2014). Transporting Visions. The Movement of Images in Early America. University of California Press.

Roberts, J. L. (2017). Things: Material Turn, Transnational Turn. American Art, 31(2), 64-69.

Rydell, R. W. (1984). All the World’s a Fair. Visions of Empire at American International Expositions, 1876-1916. University of Chicago Press.

CATALOGUES D’EXPOSITIONS

Cronin, E. (dir.). (2024). The Awe of the Arctic. A Visual History. New York Public Library, Hatje Cantz.

Igloliorte, H., Prouty, A. et Harringa, C. von (dir.). (2023). Au prisme de l’Arctique. Arts contemporains en territoire Inuit Nunaat et Sápmi. Galerie Leonard & Bina Ellen Art Gallery.

Laville, Y., Mayor, G., Desmartis, M. (2021). Le mal du voyage. Musée d’ethnographie de Neuchâtel.

Mears, P. (dir.). (2017). Expedition: Fashion from the Extreme. Fashion Institute of Technology (New York, N.Y), Thames & Hudson.

Tiberghien, G. A. (2018). Récits du monde. Explorer, décrire, imaginer. Institut Mémoires de l’édition contemporaine.

Seeberg, M. U., Holm, M. J. et Tøjner, P. E. (dir.). (2013). Arctic. Louisiana Museum of Modern Art.

EXPOSITIONS

Espace des mondes polaires Paul-Émile Victor (2025-2026). Passions polaires. Quand les rêves mènent aux pôles, Espace des mondes polaires Paul-Émile Victor, Prémanon, France.

Michener Art Museum (2017). Polaris. Northern Explorations in Contemporary Art, Michener Art Museum, Doylestown, Pennsylvania, États-Unis.

COMITÉ D’ORGANISATION

DANIEL CHARTIER, professeur à l’Université du Québec à Montréal, titulaire de la Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique, directeur du Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ).

LAURENCE DAHAN-GAIDA, professeure de littérature comparée à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon, codirectrice du Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (C.R.I.T.) et corédactrice en chef de la revue en ligne Épistémocritique.

HÉLÈNE VALANCE, conseillère scientifique à l’Institut National d’Histoire de l’Art (Laboratoire InVisu – CNRS/INHA) à Paris, maîtresse de conférences à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon et membre du Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (C.R.I.T.).  

ELVIRE COLIN-MADAN, doctorante en recherche-création à l’Université du Québec à Montréal (Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique/CRILCQ).

CHARLOTTE NAVION, doctorante en cotutelle à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon (C.R.I.T.) et à l’Université du Québec à Montréal (Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique/CRILCQ).

Appel à communications – Deshima n°21 (2027) : L’Europe du Nord en 2100

Appel à communications – Deshima n°21 (2027) : L’Europe du Nord en 2100

[English below]

À l’occasion des 20 ans de la revue Deshima, nous proposons de nous tourner vers l’avenir et vous invitons à réfléchir avec nous à ce que pourrait être « L’Europe du Nord en 2100 ». Le Nord est ici considéré dans son sens le plus large possible, c’est-à-dire les pays ayant une ouverture maritime vers la mer de la Baltique, la mer du Nord, la mer du Groenland et la mer de Barents (De la Belgique aux pays scandinaves en passant par les Pays-Bas).

Quels visages, quels enjeux, quelles mutations politiques, sociales, culturelles, économiques ou environnementales pouvons-nous imaginer pour cette zone géographique d’ici la fin du siècle ? Nous invitons chercheurs et chercheuses à partager analyses, hypothèses et visions. L’objectif est d’une part d’interroger les trajectoires possibles : l’évolution des identités nationales et régionales, les transformations démographiques, la transition énergétique, l’impact du changement climatique, la circulation des savoirs et des cultures, ou encore la place des pays nord-européens dans les équilibres géopolitiques mondiaux etc. En mobilisant à la fois l’histoire, les sciences sociales, la littérature, les arts et la prospective, nous souhaitons donner naissance à une réflexion collective qui dépasse le cadre disciplinaire et ouvre des pistes d’imagination pour penser autrement les devenirs du Nord.

À quoi ressemblera « l’Europe du Nord en 2100 » ? Des territoires engloutis par la montée des eaux ou au contraire des cités flottantes pionnières survolées par de nouveaux moyens de transports extraordinaires ? Des paysages marqués par la fonte des glaces et la réinvention des modes de vie, ou des espaces au contraire où la glace domine, devenus laboratoires de transitions écologiques et culturelles ? Des sociétés où sont nées de nouvelles langues métissées et de nouveaux rituels et où les frontières nationales ne seraient plus que des vestiges, ou des communautés qui seraient retranchées, farouchement attachées à leurs singularités ? La mer du Nord peut-elle devenir une nouvelle Méditerranée à la faveur d’un potentiel tourisme climatique ? Les légendes du Nord seront-elles réinventées et adaptées à la crise climatique (apparition de nouveaux mythes aquatiques) ? Il s’agira ainsi d’ouvrir des chemins de pensée, d’explorer des utopies comme des dystopies. La science-fiction pourrait être également mobilisée : elle n’est pas seulement une échappée vers ce qui peut sembler impossible, elle est un outil pour penser les avenirs plausibles, désirables ou inquiétants. Nous vous invitons à mobiliser votre créativité critique, vos récits spéculatifs, vos visions prospectives pour dessiner ces futurs nord-européens.

Un angle d’étude particulièrement stimulant, également, consisterait à interroger les récits de science-fiction déjà produits par le passé par les pays d’Europe du Nord. Ces territoires ont en effet développé, depuis le XXᵉ siècle, une production souvent méconnue mais riche de singularités. Explorer ces fictions — qu’il s’agisse d’œuvres littéraires, poétiques, cinématographiques (films, documentaires, séries) ou visuelles (jeux vidéo, affiches) — permettrait de mettre en lumière des imaginaires du futur profondément ancrés dans ces contextes nord-européens. Sans être limitatif, on pense par exemple à Starship Troopers de Paul Verhoeven, les romans de science-fiction d’Alfred Elton Van Vogt, américain d’origine néerlandaise, Solaris korrigert du Norvégien Øyvind Rimbereid, Fugl de Sigbjørn Skåden, premier roman de science-fiction d’un Sámi, Tainaron: Postia toisesta kaupungista de l’autrice finoise Leena Krohn, Aniara, film suédo-danois adapté du poème de Harry Martinsson, UFO Sweden, film suédois de Victor Danell de 2022, Blindpassasjer, Série de TV norvégienne de 1978, New Babylon, un projet utopique d’urbanisme élaboré dans les années 1960 par Constant Anton Nieuwenhuys, alors membre du mouvement situationniste et influencé par Guy Debord. D’autres fondateurs et membres de COBRA pourront également être mobilisés. Ces exemples ne sont naturellement pas limitatifs.

Nous appelons ainsi à des contributions capables de nourrir ces horizons : récits d’anticipation, scénarios prospectifs, analyses visionnaires, fictions politiques ou propositions esthétiques, analyse d’anciennes productions culturelles. Pour célébrer ses vingt ans, Deshima souhaite que ce numéro soit le lieu où s’esquissent des futurs désirables ou effrayants pour le Nord européen.

Ce numéro de Deshima est placé sous la direction conjointe de Thomas Beaufils, Roberto Dagnino, Cyrille François et Thomas Mohnike.

Modalités de soumission

Les propositions devront être envoyées à Thomas Beaufils (thomas.beaufils@univ-lille.fr), Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr), Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch) et Thomas Mohnike (tmohnike@unistra.fr) avant le 28 février 2026. Elles comprendront :

  • un titre ;
  • un résumé de 200 à 300 mots ;
  • 5 mots-clés ;
  • une courte notice biographique (5-6 lignes).

Une réponse sera transmise aux auteur·e·s courant mars 2026. Les articles complets seront attendus pour le 30 septembre 2026. Après évaluation en double aveugle, les textes acceptés seront publiés dans le numéro de 2027.

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Call for Papers – Deshima no. 21 (2027)

https://pus.unistra.fr/collection-revue/deshima

Northern Europe in 2100

To celebrate the 20th anniversary of Deshima, we turn our gaze to the future and invite you to join us in imagining what “Northern Europe in 2100” might look like. The North is considered here in its broadest possible sense, encompassing the countries with maritime access to the Baltic Sea, the North Sea, the Greenland Sea, and the Barents Sea (from Belgium to the Scandinavian countries, via the Netherlands).

What forms, challenges, and transformations—political, social, cultural, economic, or environmental—might shape this region by the end of the century? We welcome scholars to share analyses, hypotheses, and visions. The aim is twofold: first, to explore possible trajectories, such as the evolution of national and regional identities, demographic shifts, the energy transition, the impact of climate change, the circulation of knowledge and cultures, and the role of Northern European countries in global geopolitics. Second, we aim to foster a collective reflection that transcends disciplinary boundaries, drawing on history, social sciences, literature, the arts, and foresight studies to open imaginative pathways for thinking the futures of the North differently.

What will “Northern Europe in 2100” look like? Territories swallowed by rising sea levels—or, on the contrary, pioneering floating cities connected by revolutionary modes of transport? Landscapes reshaped by melting ice and reinvented ways of life—or ice-dominated spaces, becoming laboratories for ecological and cultural transitions? Societies in which new hybrid languages and rituals have emerged and in which national borders are mere remnants—or communities that have withdrawn, fiercely clinging to their singularities? Could the North Sea become a new Mediterranean thanks to climate-driven tourism? Will Northern legends be reimagined to address the climate crisis (giving rise to new aquatic myths)? The issue seeks to open up new lines of thought and explore both utopias and dystopias. Science fiction may also be mobilized: it is not merely an escape toward what may seem impossible; it is a tool for envisioning plausible, desirable, or unsettling futures. We invite you to draw on your critical creativity, speculative narratives, and forward-looking visions to sketch these Northern European futures.

A particularly stimulating angle would also be to examine science-fiction narratives produced in the past by Northern European countries. Since the 20th century, these territories have developed a body of work rich— yet often overlooked—in distinctive features. Exploring these fictions—whether literary, poetic, cinematic (films, documentaries, series), or visual (video games, posters)—would help bring to light imaginaries of the future deeply rooted in Northern European contexts. Without being exhaustive, one might think, for example, of Starship Troopers by Paul Verhoeven; the science-fiction novels of Alfred Elton Van Vogt, an American of Dutch origin; Solaris korrigert by the Norwegian Øyvind Rimbereid; Fugl by Sigbjørn Skåden, the first science-fiction novel by a Sámi author; Tainaron: Postia toisesta kaupungista by the Finnish writer Leena Krohn; Aniara, a Swedish–Danish film adapted from Harry Martinson’s poem; UFO Sweden, a 2022 Swedish film by Victor Danell; Blindpassasjer, a 1978 Norwegian TV series; New Babylon, a utopian urban-planning project developed in the 1960s by Constant Anton Nieuwenhuys, then a member of the Situationist movement and influenced by Guy Debord. Other founders and members of COBRA may also be mobilized. These examples are, of course, not exhaustive.

We welcome contributions that help shape these horizons: anticipatory narratives, foresight scenarios, visionary analyses, political fictions or aesthetic proposals, and analyses of earlier cultural productions. To celebrate its 20th anniversary, we hope for this issue of Deshima to become the place where desirable—or unsettling—futures for Northern Europe are imagined.

This issue of Deshima is jointly edited by Thomas Beaufils, Roberto Dagnino, Cyrille François, and Thomas Mohnike.

Submission guidelines

Proposals should be sent to Thomas Beaufils (thomas.beaufils@univ-lille.fr), Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr), Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch), and Thomas Mohnike (tmohnike@unistra.fr) by 28 February 2026. They should include:

  • a title;
  • an abstract of 200–300 words;
  • 5 keywords;
  • a short biographical note (5–6 lines).

Authors will be notified in March 2026. Full papers will be due by 30 September 2026. After double-blind peer review, accepted articles will be published in the 2027 issue.

Thème : Superposition par Kaira.